Le monde de la bergerie

P1080238

Dans le cadre de mon BPREA que je fais au CFPPA de Bonnefont, j’ai 8 semaines de stage à effectuer. Mon premier stage durait 15 jours et j’ai eu la chance de l’effectuer sur l’exploitation de Charriol.

Elisabeth Mehu fut un merveilleux maitre de stage. Avec patience, douceur, elle a su me montrer le travail au sein d’une bergerie et répondre à mes nombreuses questions. Et surtout, elle m’a fait découvrir la race des Bizet.

Si j’avais eu un coup de coeur pour les Rava lors du Sommet de l’Elevage, je dois reconnaitre que j’ai également sérieusement craqué sur ces belles rustiques. Pour en découvrir plus sur cette race, je vous invite à lire sa fiche wikipédia .

20151028_145347_resizedLa Bizet est une brebis véritablement attachante. Elle n’est pas farouche pour un peu qu’on soit doux et calme. J’aimais m’accroupir au milieu d’elles dans la bergerie, les laisser venir se frotter contre moi ou caler leurs têtes sous la mienne. Elles ont de longs cils et un regard aussi doux que profond. Leur laine est épaisse, caractérisée par cette couleur crème-ivoire… Il me faudra attendre le mois de mars pour venir en tâter de plus près !

Comme vous avez dû le remarquer sur les photos, les agneaux naissent noirs. C’est à partir de 3 mois que leur laine va commencer à pousser.

Le travail est épuisant, éprouvant bien au-delà des mots. Je suis loin d’être sportive et je n’ai aucun souffle… Le troupeau n’a aucune pitié même dans les côtes ! Quand il faut monter, c’est à leur rythme, surtout quand on a pas de chien pour réguler le groupe. J’ai cru qu’elles allaient me faire crever plus d’une fois…

Le matin, il faut nourrir tout ce petit monde. Distribution des céréales, du foin, surveiller que ceux en box aient bien de l’eau, faire les soins si nécessaire. Et dans mon cas, donner son biberon à mon petit 782, un bélier d’une semaine dont la mère n’avait plus assez de lait. Vient ensuite les tâches du moment (parce que oui, il y a toujours quelque chose à faire dans une exploitation) comme par exemple déplacer les filets.

20151028_092600_resizedMa hantise… Je déteste déplacer et poser les filets. J’en venais même à croire qu’on me demandait de le faire juste pour me martyriser. Travailler dehors même dans des champs gorgé d’eau n’était pas ce qui me dérangeait, loin de là. Mais il faut bien comprendre qu’un filet mesure 50 mètres de long… et quand on doit le remonter avec tous les piquets dans les mains, c’est lourd. Très lourd… Pour un peu qu’on soit pataude comme je le suis, on est pas à l’abri de se prendre les pieds dedans et de manquer de s’étaler par terre.

Puis, il faut mener les différents groupes dans leurs parcelles. Il y a les gestantes d’un côté, les allaitantes et leurs agneaux de l’autre, sans compter celles qui sont en groupe avec un bélier particulier ( 3 groupes réunis, ce qui implique de fermer les différents béliers avant) et visiter plus tard les autres groupes qui sont avec les béliers sur une parcelle et qui eux ne rentrent pas… Cela fait donc pas mal de déplacements. Si j’étais habituée à marcher en travaillant à la maison de retraite, avec des bottes coquées aux pieds bien lourdes et sur des terrains escarpés c’est encore autre chose. Même si j’avoue m’en être mis plein les yeux aussi…

20151028_092549_resizedL’après-midi était dévolu à d’autres tâches comme par exemple le paillage de la bergerie. Le maniement de la fourche m’a démontré que je n’étais vraiment pas habituée à utiliser mes bras. Bien entendu la première fois qu’on m’a confié cette tâche, j’ai mis un temps fou car j’ai cherché à parfaitement égaliser la paille partout sur le sol…

Puis il faut ensuite, rentrer tout ce petit monde. Quand on a pas de chien ce qui fut le cas durant plusieurs jours, c’est assez épique… Même si j’ai la chance d’avoir travaillé auprès de groupes de brebis qui suivent assez bien. Puis, il faut trier les lots. Rouges, bleues, vertes… Chacune doit retourner dans son côté de la bergerie via le parc de tri.

Et recommence la danse des repas à servir bien entendu.

Des journées intenses où le corps crie grâce à la fin de la journée… Mais des journées de bonheur. Des instants de grâces qui confirment que je suis bel et bien sur la bonne voie. J’ai encore beaucoup à apprendre. Mes prochains stages vont m’amener auprès d’agricultrices différentes avec des races de moutons autres… Et j’ai hâte de m’enrichir encore de ces expériences là. Je pense même sérieusement à poursuivre cette voie, en faisant également des stages à l’étranger cet été pour voir comment ça se passe là bas avec les moutons.

 

Publicités

4 commentaires sur “Le monde de la bergerie

Ajouter un commentaire

  1. Ahhhh, ça me rappelle la semaine passée chez Sandrine … Harassante sur le plan physique quand on n’a pas / plus l’habitude mais que de plaisir parmi elles !
    Tu as trouvé ta voie dirait on, c’est chouette !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :