A la recherche du mouton idéal…

steeptonbillfarm_portlandsheep

Cela va faire plusieurs mois maintenant que je suis élève en BPREA au CFPPA de Bonnefont. Nous sommes sans cesse stimulés pour avancer dans l’élaboration de notre projet.

Dès le début, on nous a prévenu qu’il aurait tendance à évoluer en cours de route au gré de notre apprentissage.

Dans mon cas, il s’est surtout affiné et c’est assez naturellement que je me suis tournée vers l’idée un peu folle de faire de l’élevage extensif. C’est à dire, du plein air intégral pour mon futur troupeau.

Ce type de production a de nombreuses exigences mais elle a aussi de nombreux avantages. Sans bergerie, il n’y a pas de paillage et la laine devient plus belle, plus épaisse et sans débris. En contrepartie, il me faut trouver des races rustiques pouvant supporter les hivers auvergnats et surtout les étés chauds.

Grâce à des discussions passionnantes avec Rob de Pickwick (mon fournisseur officiel en Cotswold) et des découvertes d’autres passionnés comme Agneaux des Bruyères , je me suis lancée dans la recherche du mouton idéal alliant belle laine et rusticité.

Localement la Bizet et la Rava sont acquises. Mais la laine ne me satisfait pas complétement. J’en aurais probablement car je les aime. Elles ont du caractère et sont représentative de l’Auvergne. Cependant, l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande m’appellent. Je compte bien aller voir de ce côté, surtout maintenant que je sais que certaines races s’adaptent très bien comme la splendide Blackface que vous pourrez découvrir en visitant le blog des Agneaux des Bruyères.

C’est ainsi que j’ai fait connaissance avec Karin de la ferme Farnell en Angleterre qui élève des moutons de la race Portland. Elle m’a très rapidement fait parvenir une toison très prometteuse :

Portland1

La longueur des mèches est très impressionnante. Comme le Cotswold de Pickwick, la toison est immaculée… Ce qui me pousse encore plus à oublier l’étape bergerie. La prochaine étape sera de valider la douceur en la passant à la cardeuse puis au rouet.

Même si peu importe la race que je choisirai, un travail de sélection lainière s’imposera forcément dans la création du cheptel.

portland2

Je ne cesse d’ailleurs de me passionner pour l’histoire de l’élevage ovin, ce qui m’a permis de récupérer bon nombre d’informations passionnantes sur la gestion des prairies. La dernière anecdote que j’ai découvert, c’était l’usage des béliers castrés dans le passé. En effet, le bélier a une très belle laine et de cette manière, il pouvait rester au sein du troupeau. C’est quelque chose qui ne se fait plus, au-delà de la filière laineuse sinistrée, les béliers sont éjectés via le circuit viande s’ils ne deviennent pas reproducteurs. C’est donc une ancienne tradition qui m’intéresse énormément.

Pour finir cette réflexion, voici mes derniers fils. Car le filage, reste mon petit moment détente dès que je m’échappe des cours. Voici d’abord deux nappes travaillées en deux brins. Le premier est issu des créations de Domino :

domi1

Et la suivante des créations d’Ambre Nid de Vigogne :

Ambre1

Puis ce week end, j’ai réuni une splendide nappe de Yarnwench aux présents des Ateliers du Chat Noir (qui ont d’ailleurs bien failli tuer mon pauvre Sonata au vu de son côté Wild sauvage Rustique de sa constitution 😀 ).

IMGP0051

yarn2

 

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14 réflexions sur “A la recherche du mouton idéal…

  1. Tout cela est passionnant !! et on sent ton enthousiasme !
    Cette semaine j’ai justement rendez vous dans le village voisin du mien, avec une jeune fille passionnée comme toi, qui, vu de mon œil de néophyte, suit le même parcours que toi… Je lui achète des rubans peignés de mérinos. Peut-être une autre rencontre pour toi ? Voici leur site : http://www.lesbonsagneaux.com/
    Tes filés sont tout juste magnifiques !!

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  2. Poule Bobine

    Bonjour Julie, Pour la Bizet, Christelle de Seraphita fait un travail magnifique de valorisation de la laine, peut-être la connais-tu déjà, je pense qu’elle peut être de très bon conseil sur cette race…

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  3. Tes écheveaux sont toujours aussi beaux 🙂
    Intéressante cette histoire de mouton castré ; à creuser certainement. Je ne connais pas la « mentalité » des moutons mais il y avait peut-être une question d’agressivité du dominant pour que cette pratique n’ait plus lieu, même chez les éleveurs de « fibres à pattes » ?
    Bonne continuation !

    Aimé par 1 personne

    1. Non c’est surtout que les béliers qui ne sont pas reproducteurs sont vendus en boucherie. Les seuls qui conservent encore des castrés sont soit les particuliers, soit ceux qui font les estives et qui ont besoin d’un mouton docile. 😉

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    1. Bienvenue sur ce blog !
      Quand je vois les modèles que tu crées en tricot, je me dis qu’il va vraiment falloir que j’accélère mon apprentissage de ce côté !! 😀
      J’ai entendu parlé de ce livre mais je n’ai pas encore mis la main dessus… Je sens que ça ne saurait trop tarder ! :))

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  4. Ping : Tisser du filés main – Ama yaga

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