Brocart de Yunjin

Il y a des images qui flottent dans l’esprit surtout quand on a la création au bout des doigts. Parfois des couleurs qui saturent comme un soleil couchant. Des cartes postales de l’âme qu’on garde en soi sans trop savoir pourquoi.

J’ai toujours été fascinée par les brocarts. Ces tissus de soie aux dessins soignés. Et en cherchant à mettre un nom sur mon aspiration, j’ai découvert  un brocart en particulier : celui de Yunjin.

 » Dans la tradition chinoise du tissage de brocart Yunjin de Nanjing, deux artisans actionnent les parties supérieure et inférieure d’un grand métier à tisser très perfectionné, pour fabriquer des tissus où sont incorporés des matériaux fins, tels que fils de soie, fils d’or et plumes de paons. Utilisée autrefois pour confectionner des habits royaux, notamment la robe et la couronne du dragon, cette technique continue d’être appliquée pour la fabrication de somptueux vêtements et de souvenirs. Essentiellement préservée dans la province de Jiangsu, dans l’est de la Chine, elle compte plus d’une centaine de procédés, parmi lesquels la fabrication des métiers à tisser, l’ébauche des motifs, la création des cartes jacquard pour la programmation des dessins, le montage du métier et les multiples étapes du tissage proprement dit. Tout en « passant la chaîne » et « séparant la trame », les tisserands chantent des ballades mnémoniques qui les aident à mémoriser les techniques qu’ils appliquent, créant ainsi autour du métier à tisser une atmosphère de solidarité, doublée d’une dimension artistique. Pour ces tisserands, leur art s’inscrit dans le cadre d’une mission historique : outre la confection de tissus destinés à l’usage contemporain, le yunjin est utilisé pour la reproduction d’étoffes de soie anciennes destinées à des chercheurs et à des musées. Réputé pour la splendeur vaporeuse de ses tissus, le yunjin demeure populaire dans l’ensemble du pays. »  Site de l’UNESCO

Et c’est à mon échelle que j’ai eu envie de me créer un vêtement avec des fibres précieuses. Peut être pas des fils d’or, ni des plumes de paon… Mais des fibres qu’auraient réuni et assemblées des princesses de contrées lointaines.

Chacune irait chercher l’or, le rouge et le noir dans son univers et l’assemblerait pour me le faire parvenir. Et je ferai un fil unique de chacun de ces trésors. Et de ces fils précieux, je pourrais tisser ou tricoter un vêtement incroyable… Un joli rêve non ?

Alors j’ai lancé un appel et il a été entendu… Par huit magiciennes.

Huit princesses régnant chacune sur un monde bien à elle avec une empreinte fibresque prononcée.

Et peut être bien que d’autres se révéleront puisque je me laisse jusqu’à cet été pour recevoir chaque petit trésor.

Et l’un d’entre eux m’est déjà parvenu ce matin… Vous le découvrirez dès demain puisque c’est Rue de la laine qui ouvre le bal.

Je vous laisse sur une vidéo consacrée au brocart de Yunjin et sa fabrication, je vous invite fortement à utiliser dix minutes de votre temps pour vous laisser emporter très très loin…

 

Publicités

2 réflexions sur “Brocart de Yunjin

  1. Ping : Liebster blog award – Ama yaga

  2. Ping : Créations et créatrices – Ama yaga

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s